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Un an après m’être lancée en freelance

En résumé

  • Un an après m’être lancée en freelance, le bilan est positif, mais rien ne s’est passé comme prévu.
  • Les revenus ont mis du temps à se stabiliser : prévoyez une réserve avant de sauter.
  • La vraie liberté du freelance, c’est moins l’emploi du temps que le droit de dire non.

Il y a un an jour pour jour, je quittais mon emploi salarié pour me lancer en freelance. Je me souviens du mélange d’excitation et de terreur. Aujourd’hui, je voulais faire le bilan, honnêtement, parce que c’est le genre d’article que j’aurais voulu lire à l’époque.

On idéalise beaucoup le freelance. La réalité est plus nuancée : plus exigeante, mais aussi plus riche que ce que j’imaginais.

Les premiers mois : la traversée du désert

Personne ne vous le dit assez : au début, les missions ne tombent pas du ciel. Mes deux premiers mois ont été calmes, trop calmes. J’ai douté, j’ai failli rappeler mon ancien employeur. Ce qui m’a sauvée, c’est la réserve de trésorerie que j’avais mise de côté, et le fait d’avoir activé mon réseau dès le départ plutôt que d’attendre.

Si je devais donner un seul conseil à quelqu’un qui se lance : ne partez pas sans matelas financier. Trois à six mois de dépenses, c’est ce qui vous permet de tenir sans accepter n’importe quelle mission par panique.

Fixer mes prix : ma plus grosse erreur

J’ai démarré avec un TJM trop bas. Je pensais qu’en cassant les prix, je trouverais plus facilement des clients. Erreur. J’ai surtout attiré des clients qui négociaient tout et respectaient peu mon travail. Le jour où j’ai augmenté mes tarifs, j’ai paradoxalement gagné en sérénité et en qualité de clients. Si ce sujet vous parle, j’en parle en détail dans mon guide pour fixer son TJM.

La liberté, oui, mais pas celle que j’imaginais

Je croyais que la liberté du freelance, c’était travailler en pyjama à n’importe quelle heure. En vrai, j’ai des journées plus structurées qu’avant. La vraie liberté, je l’ai comprise plus tard : c’est pouvoir choisir mes clients, refuser un projet qui ne me convient pas, et décider de la direction que je donne à mon activité. Ça, ça n’a pas de prix.

Ce que je referais, ce que j’éviterais

Je referais le grand saut sans hésiter. J’éviterais de me sous-vendre, de négliger la prospection les mois où tout va bien, et de travailler sans contrat clair. Le freelance, c’est un métier qui s’apprend, et un an après, j’ai encore beaucoup à apprendre.

Si vous hésitez à vous lancer, lisez mon guide pour se lancer en freelance. Et surtout, lancez-vous quand vous vous sentez prêt à 80 %. On n’est jamais prêt à 100 %.